
Combien coûte une franchise de restauration en 2026 ? Budget par enseigne

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Combien coûte une franchise de restauration en 2026 ? Comptez entre 120 000 € pour un petit format de restauration rapide et plus de 1,5 million d'euros pour une grande brasserie, financés avec un apport personnel de 40 000 € à 300 000 € selon l'enseigne. À cela s'ajoutent un droit d'entrée (15 000 € à 45 000 € en restauration) et des redevances de 5 à 8 % du chiffre d'affaires. Voici le détail, enseigne par enseigne, et ce que la loi française vous garantit avant de signer.
L'essentiel à retenir
→ Le budget total va de 120 000 € à plus de 1,5 M€ selon le format ; l'apport personnel demandé représente en général 30 % de l'investissement.
→ Le droit d'entrée moyen en restauration se situe entre 20 000 € et 45 000 €, auquel s'ajoutent des redevances de fonctionnement et de publicité (5 à 8 % du CA le plus souvent).
→ Avant tout engagement, le franchiseur doit vous remettre un DIP (document d'information précontractuelle) au moins 20 jours avant la signature — c'est la loi Doubin.
Combien coûte une franchise de restauration : le tableau par enseigne
Les chiffres ci-dessous sont ceux communiqués par les enseignes sur leurs fiches franchise (Toute la Franchise, Observatoire de la Franchise), consultés en septembre 2026. Ils correspondent aux 10 enseignes de notre classement des franchises les plus rentables en restauration.
Chiffres communiqués par les enseignes (non audités), fiches consultées en septembre 2026 sur Toute la Franchise et l'Observatoire de la Franchise. « n.c. » = non communiqué.
Pour situer le haut du marché : McDonald's demande un apport de l'ordre de 200 000 à 300 000 € pour un investissement total autour d'un million d'euros — mais avec un chiffre d'affaires moyen par restaurant d'environ 3,5 M€, selon L'Express Franchise.
Que couvre l'investissement global ?
L'investissement global annoncé par une enseigne couvre l'essentiel du projet : les travaux et l'agencement du local (le poste le plus lourd en restauration), la cuisine et les équipements, l'enseigne et la signalétique, le droit d'entrée, la formation initiale et les frais d'ouverture.
Attention : il n'inclut presque jamais le droit au bail ou le pas-de-porte, très variables selon l'emplacement (de quelques milliers d'euros à plusieurs centaines de milliers dans les emplacements n°1), ni le besoin en fonds de roulement. C'est la première cause d'écart entre le budget annoncé et le budget réel.
Les coûts cachés à anticiper
- La trésorerie de démarrage : prévoyez 3 à 6 mois de charges (salaires, loyer, matières premières) avant que le restaurant n'atteigne son rythme de croisière ;
- Le stock initial et les consommables d'ouverture ;
- Les frais annexes : honoraires (avocat pour relire le contrat, expert-comptable), assurances, licences (la licence IV peut coûter cher selon la zone) ;
- Les redevances dès le premier mois : 5 à 8 % du CA en cumulé (fonctionnement + publicité) dans la plupart des réseaux de restauration — à intégrer dans le prévisionnel, comme le food cost et la masse salariale ;
- La mise aux normes (accessibilité, extraction, hygiène) si le local n'était pas un restaurant.
Le DIP : ce que la loi vous garantit avant de signer
En France, la loi Doubin (article L.330-3 du Code de commerce) impose au franchiseur de vous remettre un document d'information précontractuelle (DIP) au moins 20 jours avant la signature du contrat ou tout versement d'argent, comme le rappelle Toute la Franchise. C'est l'équivalent français — plus léger — du FDD américain.
Le DIP doit notamment contenir : l'identité et l'expérience du franchiseur, l'état du marché local et national et ses perspectives, la liste des franchisés du réseau et les départs de l'année écoulée, la durée et les conditions de renouvellement et de résiliation du contrat, et la nature des investissements spécifiques demandés.
👉 Réflexe indispensable : appelez plusieurs franchisés du réseau (la liste est dans le DIP) et demandez-leur leurs chiffres réels — CA, marges, trésorerie des 2 premières années. C'est la donnée la plus fiable du marché.
Comment financer une franchise de restauration ?
La règle du marché : les banques financent en général 70 % de l'investissement, d'où l'apport personnel de 30 % demandé par les enseignes. Pour boucler le plan de financement :
- Le prêt bancaire classique, facilité par la notoriété du réseau — un dossier en franchise rassure davantage qu'une création indépendante ;
- Bpifrance, en garantie de prêt ou en prêt complémentaire pour les créateurs ;
- Le prêt brasseur pour les concepts avec débit de boissons (contre engagement d'approvisionnement) ;
- La love money et les dispositifs locaux (prêts d'honneur, aides régionales à la création).
Certains réseaux accompagnent le montage du dossier bancaire — un critère de choix à part entière, au même titre que les ratios financiers du réseau.
Coût ne veut pas dire rentabilité
Un gros investissement n'est pas un gage de retour : ce qui compte, c'est le rapport entre le chiffre d'affaires réalisable et l'apport engagé. Sur ce ratio, des enseignes accessibles comme Tacos Avenue ou Berliner Das Original (jusqu'à 30x) surclassent des concepts bien plus chers — le détail est dans notre top 10 des franchises les plus rentables. Et à investissement égal, la différence se fait sur l'exécution : emplacement, maîtrise des coûts et visibilité locale de chaque établissement. Découvrez aussi ce que gagne réellement un franchisé en restauration.
Vous rejoignez un réseau ou vous en pilotez un ? Testez la visibilité locale de vos établissements : c'est le levier de chiffre d'affaires le moins cher de tout le budget.
Questions fréquentes sur le coût d'une franchise de restauration
Quel budget minimum pour ouvrir une franchise de restauration ?
Les formats les plus accessibles démarrent autour de 120 000 € d'investissement global avec 40 000 € d'apport personnel (kiosques et petits formats de restauration rapide). Un restaurant avec salle demande plutôt 250 000 à 500 000 €, et une grande brasserie peut dépasser 1,5 million d'euros.
Quel apport personnel demandent les enseignes ?
En règle générale, 30 % de l'investissement global : de 40 000 € pour les petits formats à 300 000 € pour les grandes brasseries. L'apport prouve votre capacité à obtenir un financement bancaire pour les 70 % restants.
Qu'est-ce que le droit d'entrée et que couvre-t-il ?
Le droit d'entrée (15 000 à 45 000 € en restauration) rémunère l'accès à la marque, au savoir-faire et à la formation initiale. Il se paie une seule fois à la signature, contrairement aux redevances de fonctionnement et de publicité qui sont prélevées chaque mois sur le chiffre d'affaires.
Peut-on ouvrir une franchise de restauration sans apport ?
C'est très rare : la quasi-totalité des réseaux de restauration exigent un apport minimum de 40 000 à 50 000 €. Sans apport, les alternatives sont la location-gérance, les concepts en kiosque à très faible investissement ou un tour de table (associés, love money) pour constituer l'apport.
Qu'est-ce que le DIP en franchise ?
Le document d'information précontractuelle, imposé par la loi Doubin (art. L.330-3 du Code de commerce), doit vous être remis au moins 20 jours avant la signature. Il présente le franchiseur, le marché, le réseau et le contrat — c'est votre principale protection légale avant de vous engager.
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